14.11.2008
VIBRATIONS 3

Un jour, il m'entraîna dans son atelier.
" viens voir ce que je fais ! "
C'était un parquet de bois commandé par un danseur de claquettes.
Les étroites lattes d'ébène s'ajustaient parfaitement pour former un tapis qui pouvait se rouler. Le danseur transportait donc avec lui sa piste de danse, comme d'autres leur carré de ciel bleu.
En tournée, la chambre d'hôtel la plus miteuse se transformait ainsi en "petit Broadway" de poche, et notre Fred Astaire pouvait y aller du fer de ses claquettes.
Tout en passant la main sur le fil serré du bois, je découvrais son univers.
Il se définissait comme une sorte de Géo-trouvetout, jouant avec les matériaux, les formes et les couleurs, fabriquant selon les besoins la chaise manquante, l'étagère sur mesure.
Il aimait surtout les cloisons translucides.
On est passé à table.
Il avait mitonné un repas de gala.
A la fin du repas, il a installé sa chaise en face de la mienne, il m'a pris les mains de ses mains rêches, puis il a planté ses yeux dans les miens.
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Commentaires
J'aime bien tes vibrations, titre bien choisi qui autorise et impose l'éclectisme de surface, sous laquelle un fil invisible travaille à donner une cohérence à l'ensemble.
Ecrit par : Théo | 15.11.2008
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